13.09.2007
La fin d'un rêve...
Bonjour a tous
Quel déchirement ce fut de mettre fin à ce rêve hier en prenant, à Moscou, l'avion du retour!
Toutes les personnes rencontrées chaque soir pendant ces trois mois et demi qui m'ont offert le gîte, le couvert, leur amitié, leur attention et fait découvrir leur ville, leur village ont marqué leur empreinte dans mon coeur. Partir le matin sans savoir ce que sera le soir: ce rythme fut un moteur d'une redoutable puissance, jamais je n'ai eu la moindre angoisse, le moindre doute sur l'issue de la journée et jamais je n'ai été déçu.
C'est pourquoi je reviens avec une valise pleine de merveilleuses histoires que je vais vous faire partager dès que possible.
Sachez aussi que je n'ai cessé de penser à vous et de vous remercier, vous tous mes amis qui m'avez fait confiance et permis ce voyage.
je ne me suis rendu compte de son ampleur que ces derniers jours, côtoyant les bouleaux jaunissant de la taïga, y ramassant cèpes et girolles et découvrant les moissonneuses batteuses au travail alors que j'étais parti avec les blés en herbe au Kazakhstan!
Mon roman, " La route de l'ambre bleu" est à mettre au propre, mon carnet de voyage " sur la route de l'ambre bleu" également, je m'attaque à cette tâche dès demain, l'objectif étant de terminer le premier pour le 1er novembre, le second pour la mi-décembre.
Il me faut aussi trier parmi 2000 photos les plus significatives pour illustrer mes histoires,
... et préparer assez rapidement une soirée, dans un premier temps, pour mes soutiens les plus proches et mes sponsors.
Je vous embrasse et vous offre ce petit clin d'oeil.
Le bouleau est une demoiselle Je te veux comme témoin
Prise de mélancolie; Bouleau, à mes mariages!
Lovée dans ses dentelles Que ta lumière sans fin
Elle rêve de bras amis . Illumine mes paysages.
Gilbert Vieillerobe, de retour du pays de l'ambre bleu, depuis Brizon le 13 sept. 2007
12:25 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
03.09.2007
Une dernière nuit en pleine forêt !
Bonjour a tous et désolé pour le silence d'une semaine mais impossible d'envoyer un sms, même de la grande ville d'Ekaterinbourg.
Je viens d'effectuer ma dernière étape a pied, 25 km et devinez ou j'ai passe ma dernière nuit ?
... sous une tente de l'armée Russe avec une joyeuse chambrée en pleine foret de pins, exactement comme pendant les colos que j'ai connues dans les années 60 dans les landes sous les pins de la foret landaise sous les tentes marabout avec soirée guitare, rien n'y manque, avec en plus les photos de famille, sous la tente, sur le char...
bon voila, le rêve se termine presque pour moi. Je crois être parti hier soir tellement cette route fut dense
je suis ici, aussi, royalement accueilli.
le programme :
* connaître mes dates et horaires de train et d'avion, car je vais aller a Moscou en train et trouver un vol pour Genève
* visiter le marche aux bijoux et le musée minéralogique de la ville
* allez sur la montagne Oural et jusqu'a la borne Asie/Europe
... et finir les tous derniers chapitres du roman :
" La route de l'ambre bleu"
Merci encore a vous tous et a très bientôt pour des palabres autour de la gentiane
je vous serre fort entre mes bras et vous invite a valser sur l'air de l'ambre bleu
Gilbert, sur sa route, le 3 septembre 2007
16:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.08.2007
Sous le règne du minéral
Article 13
Après l’aluminium et le chrome, me voici a Riej au pays du nickel; la chaîne de l’Oural que je longe recèle tous les métaux de la terre et décline tous les minéraux possible, et peut-être unique comme la tourmaline qu’un Français a baptise ainsi. Riej est le centre d’étude et de recherches en géologie et minéralogie de la Russie. Une école y existe depuis plus d’un siècle; d’abord instituée par des chercheurs Allemands, elle accueille aujourd’hui des étudiants du monde entier: tous les spécialistes dans ce domaine sont passes par Riej. Son musée présente un échantillonnage complet des merveilles de son sous-sol. Helena, la conservatrice, est aussi brillante que ses cristaux. Nous y sommes comme dans l’anti –chambre d’un bijoutier. Les pierres a minerais, dont une pierre d’argent natif a 90%, y figurent en bonne place. Ensuite viennent les pierres que l’on peut qualifier de décoratives; en tête de toutes sont les agates aux nuances et aux veines infinies, a la douceur a l’oeil et au toucher d’un veloute d’aile de Papillon. En 1938, le responsable Autrichien de l’école a réalise une carte de France en agate que l’on peut découvrir a St Ptersbourg. Marbre, serpentine, granit, jaspe, malachite, toutes les merveilles dues a la fusion de notre terre sont ici. Une entreprise les transforme en table, vase, fontaine, pierre tombale, coupe, monument qu’elle exporte dans plus de 20 pays. Une vitrine entière est réserve au quartz aux cristaux de toutes tailles et de toutes couleurs. D’après ma date de naissance, Helena détermine que ma pierre est le quartz noir et m’en offre un éclat, sensée me protéger de l’alcoolisme … mais a quoi bon puisque dans la vitrine suivante aux pierres semi-précieuses se trouve l’améthyste qui elle guérit les alcooliques. étincelantes et colorées les pierres des bijoutiers n’attendent que la taille et le sertissage. Je demande a Helena s’il y a de l’ambre bleu? Sourire malicieux aux lèvres et sérieux du a sa fonction, elle cherche, me présente de l’ambre, vrai celui-ci, de Lituanie, mais désespérément jaune puis se décide pour une pierre contenant de la turquoise, venant du Kazakhstan. Voila, me dit-elle, votre ambre bleu, peut-être … L’unique hôtel de la ville n’est pas un hôtel ordinaire : c’est la maison de Valentina qui m’accueille comme un vieil ami, m’emmène pour un après midi de pique-nique/barbecue au bord de la rivière Riej, me gave de sucreries et trouve une interprète en la personne d’Antonina, prof. de français qui fait parti du cercle des amis de la France et qui est venue a Bonneville l’an dernier. Riej veut dire ce qui coupe … et la rivière Riej coupe effectivement et la montagne et la ville en deux. Pour moi Riej signifiera toujours se qui rassemble autour de l’énergique Valentina qui va fêter ses 75 ans le 15 avril 2008 et qui vous invite tous.
Gilbert, sur la route de l’ambre bleu, depuis Riej, le 1er septembre 2007
Bonjour a tous
oui je suis libre comme le vent qui emporte les képis et les tigres de papier
Tellement content de quitter Alapayevsk sans plus de question, avec un simple tampon
de plus sur mon visa que je suis parti comme une flèche,
pensant vous donner des nouvelles par sms un peu plus loin
seulement voila, un peu plus loin et encore ici Riej, aucun réseau
donc mille excuses a ceux qui attendent réponse
et qui angoissent peut-être alors que je fais tout bonnement la fête avec Valentina, Larissa, Natacha, Antonina, Zinaida … il y a un homme quand même, Valentin
la bise, Gilbert

16:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.08.2007
Au pays des goulags...
Article 11
Au pays des goulags et de l’industrie
Nikita est devenue Ivdel, le village sur l’eau de la rivière Ivdel a l’onde claire et pure des monts de l’Oural. La grande région d’Ivdel comptait plus de 100 colonies, c’est ainsi que l’on désignait les goulags implantes entre 1935 et 1948. Les prisonniers politiques étaient surtout des intellectuels, scientifiques, médecins, écrivains, dramaturges, comédiens, ....Le musée d’Ivdel présente cette page sombre de son histoire et met en lumière la « colonie » des gens du spectacle, dont des grands noms du Bolchoï de Moscou ; ils avaient obtenu de donner des représentations et créer la compagnie « théâtre sous les barbelés ». Lorsqu’ils jouaient en plein air, acteurs et spectateurs étaient ceintures par les soldats en armes. Un seul de ces camps subsiste, c’est l’actuelle prison avec curieusement une église et une mosquée en son centre. Durant ces années, la foret a subi une exploitation intensive qui a mis l’équilibre écologique en péril. Nicolaï, un forestier qui a la responsabilité de 300ha de taïga m’affirme que cela n’est plus le cas aujourd’hui, lui même s’occupe de reboisement. Les « trains de bois » qui descendaient au fil de l’eau par la rivière Losva pour être traite dans 2 usines, une scierie et une distillerie, n’existent plus. La scierie est fermée, seule subsiste la distillerie qui continue a produire de l’alcool de bois, industriel, que l’on retrouve semble-t-il dans certaine vodka. Ivdel éclatée entre ses 2 gares et ses 3 quartiers principaux est une petite ville de province. Lénine est toujours sur son socle, comme dans presque toute les bourgades que j’ai traverse, sur la place centrale, devant la mairie, le musée et le ciné-théatre. Aménage dans l’église a l’époque soviétique, il y est toujours. La ville de Serov, née il y a 125 ans avec l’industrie, compte 110000 habitants. Elle c’est construite d’abord autour de l’aciérie, 8000 ouvriers, puis de l’usine des alliages, 4000 ouvriers et de la centrale électrique régionale au char-bon. Elle mange 3 wagons de charbon par jour et pollue autant que l’usine d’aluminium de Krasnotourinsk, ville industrielle voisine, construite autour des mines de bauxite, par les prisonniers Allemands dans les années 50. Serov porte le nom de l’aviateur Anatoly Serov, ne en 1910, engage des 36 avec les brigadistes auprès des Républicains Espagnols et mort au combat en 1939. De savoir cela me rend cette ville sympathique. Le maire m’affirme que même s’ils sont en retard sur l’Europe dans le domaine de l’environnement, c’est maintenant une préoccupation majeure et les mesures se mettent en place. J’apprends par le directeur de la piscine, un monument de la ville, qu’un écrivain russe de ses amis, Leonid Babagnine, est passe il y a 3 jours. Il va de Berezovo a Moscou a pied avec, semble-t-il, les mêmes motivations que moi. Etonnant non ? Mais je ne sais pas sur qu’elle route il est ....
Gilbert, sur la route de l’ambre bleu, depuis Serov, le 15 août 2007
Photos : Au musée d’Ivdel Serov
(v. albums)
11:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Réhabilitation des lieux de culte
Article 12
La réhabilitation des lieux de culte
Depuis 1991 ; un travail colossal de remise état des églises et monastères est en cours. Verkatourie et Merkouchino sont les derniers exemples que je découvre. Verkatourie sur la rivière Toura est fière de son pont suspendu en bois de 1947, de son pont en béton de 1960, de son école monumentale de 2002 prévue pour 3000 élevés alors qu’il n’y en a que 500, mais surtout de son Kremlin et de ses monastères. Le monastère pour hommes dont les bâtiments a l’époque soviétique servirent d’entrepôts, d’orphelinat, de prison pour adolescents et de salle de sport est de nouveau occupe par 70 moines et novices, celui des femmes par 30 religieuses de 15 a 90 ans. Dans l’église ancienne, 1604, de l’imposant monastère masculin, tout n’est a nouveau que marbre et dorure : elle abrite les restes du très vénéré saint local, Siméon. Au centre de la cour intérieure, une chapelle a été érigée en 2000. Le Kremlin, notamment son église, est en parti restaure. C’est l’un des trois Kremlin, avec celui de St Peters-bourg et de Tobolsk, dont le Tsar avait autorise la construction en pierre. Les travaux devraient prendre fin en 2010 avec la reconstruction a l’identique du mur d’enceinte dominant la rivière Toura. Cette rivière était navigable, des gravures et des photos anciennes au musée du Kremlin le montre, elle ne l’est plus. En aval se trouve le village, d’apparence très cossu, de Merkouchino. Ici, Siméon a vu le jour en 1607. Enfant abandonne, il porte le nom de Siméon de Verkatourie et mène une vie de vaga-bond. Il est fourreur, passe coudre de maison en maison mais n’en possède pas. Il travaille pour le gîte et le couvert et il aime a pêcher dans la Toura : on le prend pour un fou. Une dizaines d’années après sa mort vers 1645, une source jaillit de son tombeau. La première église est construite a cet emplacement et une crypte protège aujourd’hui la source ou visiteurs et pèlerins sont invites a boire. La seconde église plus vaste et la galerie reliant les deux, dont la remise en état se termine, viendra ensuite. Les ouvriers sur ces chantiers sont des musulmans d’origine Tatar. La finition est exceptionnelle et les matériaux de qualité : marbre, granit et malachite de l’Oural, bois de cèdre, le pin de Sibérie, icônes et dorures, tout est d’un luxe inouï. « notre église est riche » me dit Irina. Autour de cette église sont les tombes des officiants, fusilles en 1917, dont on a retrouve les corps en creusant pour aménager l’extérieur. Je remarque celle de Constantin, 22 ans. A l’endroit ou Siméon était censé pêcher depuis un rocher surplombant la Toura, une église en bois, petit bijou, vient d’être construite ; un chemin mène au rocher. Le gardien – il y en a toujours un dans tous les lieux et bâtiments publics – nous fait monter a clocheton qui abrite, comme tous les clochers, un carillon ici de 5 cloches. Pendant la semaine de Pâques, chacun peut venir sonner comme bon lui semble. Se sont surtout les enfants nous dit-il, un moment difficile mais agréable a passer. Les visiteurs sont peu nombreux aussi le gardien pêche lui aussi, comme Siméon. De temps a autre, il ferme l’église et va relever ses lignes. Il revient la, devant nous, avec un joli brochet de 50 cm pris au vif. Tout cela atteste-t-il d’un regain de spiritualité ? Difficile a dire. Les mariages a l’église sont a la mode. Le positif est que le patrimoine architectural souvent remarquable est en passe d’être sauve. Ville frontière entre Sibérie et Oural, passage payant, Verkatourie est une ancienne riche cite de marchands. Le commerce essentiel était de peaux précieuses venant des chasseurs et trappeurs de Sibérie, de pierres de l’Oural ... et peut-être d’ambre bleu.
Sur la route de l’ambre bleu, a Sosva, Gilbert, le 21 août 2007 .
Photos : Chapelle en bois de Merkouchino
Monastère masculin de Verkatourie
(v. albums)
11:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.08.2007
SMS de Sosva
Ca alors, ce dimanche midi, perdu, en pleine nature entre Serov et Sosva sur des pistes à nouveau mes SMS, vieux d'une SMS, sont partis 6 jours hors du temps.
A Sosva, espère prendre une journée pour rédiger un article et email.
Beaucoup d'étoiles dans vos cieux.
Amitiés,
Gilbert.
10:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.08.2007
SMS de Sovietsky
6 heures de marche en pleine taïga 35km.
Je suis à Sovietsky mais si encore et toujours en Siberie, les bouleaux vous saluent.
Bisous,
Gilbert.
15:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.08.2007
SMS de Salekard
08:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.08.2007
SMS de la Taïga
A nouveau reçu royalement dans la famille au fin fond de la taïga. Bain russe et spécialités. Plus de route à suivre.
La bise.
Gilbert
05:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.08.2007
SMS interdit
SMS de Salekard. Je reçois mais envoi SMS interdit
Gilbert
01:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


